Resources on Effective Development Cooperation​

Un nouveau rapport révèle que les partenariats de développement pour les ODD n’adoptent toujours pas suffisamment les approches fondées sur les droits de l’homme.
 

Manille, 9 mars 2018 – Selon le dernier rapport du Partenariat des OSC pour l’efficacité du développement (POED) et de l’Institut IBON pour le développement international, les acteurs de la coopération au développement doivent veiller à l’adoption des approches fondées sur les droits de l’homme (AFDH), en particulier dans le cadre des objectifs du développement durable (ODD), auquel cas les programmes et projets risquent d’engendrer de graves conséquences, y compris la perte de logements, des obstacles aux moyens d’existence et des risques pour la santé.

 

Le rapport est un recueil de documents critiques rédigés par 14 organisations membres du POED. Dans leurs articles, nos membres ont analysé comment les droits de l’homme sont défendus ou ignorés dans les politiques, des pratiques que l’on rencontre dans divers projets et partenariats multipartites.

 

En raison de l’augmentation des ressources nécessaires pour financer les ODD, le Programme 2030 appelle à un « Partenariat mondial revitalisé pour le développement durable ». Plus précisément, l’ODD 17 appelle les gouvernements et les parties prenantes à revitaliser ce partenariat mondial par la coopération au développement, la mobilisation de financements, les technologies, le renforcement des capacités, le libre échange et la cohérence des politiques. Les partenariats multipartites joueront un rôle essentiel dans la mobilisation de ces ressources jusqu’en 2030.

 

La publication révèle toutefois l’absence de participation effective de la société civile dans les partenariats multipartites et de mécanismes de recours efficaces pour assurer la responsabilisation des détenteurs de devoirs envers les détenteurs de droits dans les partenariats de développement existants.

 

78 % de l’aide allouée aux droits de l’homme et 71 % de l’aide allouée à la participation et à la société civile sont octroyées par seulement 8 pays donateurs, ce qui indique un faible soutien des donateurs à l’AFDH.

 

Bien que préconisées dans les déclarations des Nations Unies et plus particulièrement dans le Programme 2030, les approches fondées sur les droits de l’homme ne sont mises en œuvre dans les politiques de développement que par quelques pays – qu’ils soient donateurs ou bénéficiaires de l’aide.

 

Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des pays qui n’ont pas ratifié plusieurs conventions accordant certains droits de l’homme tels que la liberté d’association ou le droit d’ organisation.

 

Le rapport montre également pourquoi l’approche traditionnelle des partenariats pour le développement ne parvient pas à combler l’écart de développement entre les riches et les pauvres et comment l’adoption d’une approche fondée sur les droits de l’homme est le seul moyen de parvenir à une coopération au développement efficace. Couvrant l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie du Sud-Est, y compris les organismes mondiaux de coopération au développement, cette recherche approfondie comprend des études sur un certain nombre de domaines de développement caractérisés par l’absence ou la présence de l’AFDH et comment ceci affecte les résultats de projets, avec un accent particulier sur les communautés directement affectées par certaines activités.

 

Selon le rapport, l’AFDH représente un changement de paradigme crucial dans la réalisation des ODD car elle affirme l’autonomie des pauvres et des personnes marginalisées à se construire leur propre destin en leur donnant les moyens d’agir en tant que détenteurs de droits, et non en tant que bénéficiaires de la charité.

 

En résumé, le rapport présente les recommandations politiques suivantes pour renforcer les partenariats fondés sur les droits en vue d’un développement durable :

 

  1. Analyser les droits de l’homme dans le contexte des relations de pouvoir.

  2. Responsabiliser les détenteurs de droits, en particulier les femmes et les plus marginalisés, en respectant pleinement leur droit d’organisation.

  3. Institutionnaliser la participation des titulaires de droits à tous les niveaux de gouvernance.

  4. Permettre aux acteurs locaux de décider des priorités et des stratégies pour le programme de développement.

  5. Renforcer la capacité des responsables à respecter les droits de l’homme.

  6. Accroître la transparence des partenariats de développement.

  7. Mener des audits fondés sur les droits de l’homme.

  8. Améliorer la responsabilisation des détenteurs de devoirs en renforçant un ensemble de mécanismes.

 

 

 

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